L’ex-leader du parti Shas, Arieh Deri, continue de préparer son retour sur la scène politique. Lundi, lors d’une conférence à Herzliya sur "Enseigner l’identité et l’héritage juif" il a fustigé les valeurs véhiculées par les émissions de télé-réalité. "La Torah est depuis toujours au centre de la culture juive, et quand une culture juive moderne et laïque tente d’émerger, on voit bien qu’elle n’a rien à offrir." Et Deri d’ajouter : "Tout ce que cette culture a su nous donner, c’est Big Brother. Voulons-nous vraiment élever nos enfants selon les valeurs de Big Brother ?"
Deri est de plus en plus présent sur la scène politico-médiatique depuis quelques semaines, mais personne ne sait dans quelles circonstances exactes se passera son retour officiel à la vie politique.
Egalement présents à la conférence : la députée travailliste dissidente Youli Tamir et l’ancien général de réserve Elazar Stern. L’actuel dirigeant Shas, Eli Yishaï, n’y a pas participé. Deri a inauguré la rencontre en affirmant qu’il en allait de la sécurité nationale d’Israël que de respecter les valeurs et l’héritage du judaïsme.
Deri et Tamir, les "sans partis"
Selon Deri, de plus en plus de Juifs orthodoxes rejoignent désormais le monde du travail, l’armée ou encore les universités. Il a même présagé, sur le ton de la plaisanterie, que les laïcs se plaindraient sûrement un jour de l’invasion des orthodoxes dans leurs universités.
Enfin, dans une critique à peine voilée lancée au parti Shas, il a rappelé être généralement opposé aux pressions religieuses sur le pouvoir législatif. Ce qui ne l’a pas empêché de louer les efforts de la députée travailliste Shelly Yacimovitch pour faire mieux respecter l’interdiction du travail pendant le Shabbat. Youli Tamir et Arieh Deri ont ensuite plaisanté du fait qu’ils avaient tous les deux au moins un point en commun, celui d’être des "sans partis". "Cela ferait un beau titre à la une : Deri et Tamir lancent un nouveau parti", s’est amusé l’ex-leader Shas.
Il y a deux semaines, dans une allocution au Forum des Initiatives de Genève, Tamir avait annoncé qu’elle ne se représenterait pas aux élections législatives sur une liste travailliste. Selon elle, Ehoud Barak " préfère agiter le terrifiant épouvantail de la paix plutôt que de négocier avec les Palestiniens".
Source : Jerusalem Post
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