Le public n’acceptera plus de mettre en péril l’avenir d’Israël au profit des partis ultra-orthodoxes (haredis). Tel est l’opinion du rabbin Ouri Réguev, directeur de Hiddoush - mouvement pour "l’égalité et la liberté religieuses en Israël". Réguev répondait, mercredi, à un sondage récemment publié par son ONG.
De manière générale, le public israélien estime que la communauté haredi rejette le principe démocratique. Cinquante huit pour cent des Israéliens juifs soutiennent l’établissement d’une coalition d’union nationale, incluant Kadima mais sans les partis ultra-orthodoxes Shas et Judaïsme unifié de la Torah.
Une population anti-démocratique
Ces informations "prouvent clairement que les partis haredis sont parvenus à s’isoler du reste de la population, qui soutient l’Etat de droit et la démocratie", estime Réguev. Alors que 95 % des Juifs laïcs désapprouvent les comportements de la communauté haredi de façon générale, 62 % des Juifs orthodoxes-modernes partagent étonnament cette opinion.
Par ailleurs, 83 % de la population juive considère que les combats menés par les parents haredim de l’implantation d’Emmanuel - en faveur d’une séparation entre les élèves ashkénazes et séfarades de l’école pour jeunes filles Beit Yaacov - sont injustes.
Enfin, le sondage révèle que 83 % des électeurs du Likoud et 100 % des électeurs d’Israël Beiteinou condamnent les pratiques de l’école d’Emmanuel, qu’ils qualifient d’"anti-démocratiques". "Israël Beiteinou, dont une grande partie des électeurs sont des immigrants et généralement les premières victimes de notre soumission aux partis haredis, ainsi que le parti travailliste devraient se montrer fermes. Ils devraient faire comprendre au Premier ministre qu’ils ne feront pas partie d’un gouvernement qui participe au suicide du sionisme et se soumet au chantage des ultra-orthodoxes", a conclu Réguev.
Le sondage du mouvement Hiddoush a été mené les 27 et 28 juin auprès d’un échantillon de 500 personnes représentant la population adulte juive israélienne.
Source : Jerusalem Post édition Francaise, 4/7/2010
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